08.01.2006

Cuzco le 7 janvier 2006

Nous avons quitté l'hotel à 6h30 et nous avons pris notre petit déjeuner au marcher central. Là il y a peu de touristes car ce n'est pas le genre d'endroit qui leur convient pour manger, il est vrai que c'est assez rustique. Nous avons ensuite été chez un luthier pour discuter au sujet des cours de guitare que Paul Henry va prendre. Nous avons parcouru aussi tous les magasins de musique. Les intruments ici ne sont vraiment pas chers. A l'hotel nous avons revu tous les morceaux de musiques que nous jouions autrefois car demain nous sommes invité à une fiesta et l'on compte sur nous pour jouer.

07.01.2006

Le retour au Perou

Nous avions decidé de retourner au Perou, Gerard Paul Henry et moi. Gérard est parti dix jours avant, Paul et moi nous sommes partis le 3 janvier. Les retrouvailles avec le Perou ont été fortes et émouvantes. Il faut dire que Paul et Gérard n'y étaient pas retourné depuis 30 ans... J'y avais séjourné 6 mois l'annéd dernière, et j'avais connu beaucoup de gens et surtout des musiciens. Avant notre départ nous avions fêté dignement cet évenement. Beaucoup d'amis étaient venus nous voir et de plus il y avait réveillons chez Bernard, un vieux copain de la bande.

Après un voyage sans encombre nous sommes arrivés à Lima et après une nuit d'hotel nous avons pris un avion pour Cusco. Gérard nous attendait à l'aéroport et malgré une de 10 jours seulement nous étions heureux comme tout de nous retrouver. Les jours aui ont suivi ont été surtout pour chercher des instruments de musique et rencontrer des musiciens. J'ai retrouvé le groupe "Expression", de trés bons musiciens que j'avais connu l'année dernière.

 

 

Nous avons déjà eu l'occasion de jouer avec des musiciens cusquenos

03.12.2005

Notre rencontre avec les "Ruphays"

U n jour que je me dirigeais  vers notre maison, j’aperçois de loin huit garçons de type indien qui attendaient devant la maison avec leurs bagages. Je n’aimais pas ça car j’avais eu à régler plusieurs fois des problèmes compte tenu que nous étions connus et attirions toute sorte de routards quelques fois peu fréquentables. Certains étaient venus croyant que nous vendions de la marijuana. Jamais nous la vendions on en donnait parfois…

Voyant ce groupe devant la maison mon sang ne fit qu’un tour et je m’apprêtais à les renvoyer avec fermeté. Je m’approchai d’eux l’air mauvais et leur demandai ce qu’ils désiraient. Ils se présentèrent… j’avais devant moi le groupe folklorique le plus important de Bolivie ! « Los Ruphays » :  Erico Cortez, Omar Hoyo, Basilio Huarachi, Ricardo Mendoza, Mario Gutierrez, Lucho Cavour et Walter Rojas.

Leur manager, Jean-Marcel, un de nos amis qui réglait à La Paz, les derniers préparatifs de leur tournée en Europe, les avait envoyés chez nous en attendant le départ pour le vieux continent. Je m’excusai de la froideur que je leur avais témoignée et les introduisit dans la maison. Ils avaient une quantité impressionnante d’instruments de musique, et des costumes de scène. Il a fallu très peu de temps pour se lier d’amitié. Ils venaient de quitter leur patrie et leurs familles pour la première fois et ils tombaient sur une famille d’accueil un peu particulière mais très chaleureuse au demeurant. De six  nous passions à quatorze musiciens. Bien entendu rien de comparable avec nous. Eux étaient des professionnels, ils répétaient près de six heures par jours. Très tôt le matin nous étions réveillés par Lucho Cavour (le frère de Ernesto, le grand charanguiste) qui s’entraînait à tirer les notes les plus aiguës de sa kena. Nous allions manger tous les jours dans un petit restaurant bon marché,

« chez Yolanda » La patronne nous traitait comme ses propres enfants.

Un jour vint où ils ont dû nous quitter. Ils partaient pour une série de tournées en Europe. La despedida ou soirée d’adieu a duré toute la nuit. Nous étions tous très triste et c’est à coup de rhum et de pisco que nous avons noyé notre chagrin entre deux chansons. Cela faisait près de six mois que nous vivions ensemble et nous nous étions vraiment liés d’amitié. Nous étions attablés dans le patio, il faisait chaud et je me rappelle que leurs voix avaient du mal à cacher un tremolo quand ils chantaient. Ils nous ont dédié une de leurs compositions : « La casa de los Franceses » pour nous remercier de notre accueil. Quand ils l’ont enregistrée un peu plus tard en Allemagne, le titre ne plaisait pas à la production alors ils changèrent le titre. Sur les disques cela s’appelle « Chili condor » mais quand ils le chantent à travers l’Europe ou que nous l’entendions, eux comme nous se souviennent de ces moments intenses passés ensemble à Lima.